23 mai 2007
Le 22 rue du Faubourg Saint Honoré se refait une beauté
La boutique du 22 Faubourg St Honoré profite d’une pause de trois mois pour mettre en scène une atmosphère nouvelle, imaginée par Alber Elbaz. A l’image de ses collections, il y associe matériaux précieux et matières de facture plus industrielle. Le nouveau décor mêlera sols en béton et parquet Versailles réinventé, étagères en acier et consoles d’esprit art déco, ainsi qu’une réplique du miroir triptyque du bureau de Jeanne Lanvin. Fruit d'une étroite collaboration entre le couturier et les architectes Jean-Christophe Poggioli et Pierre Beucler d’Architecture & associés, ce véritable chantier « work in progress » donnera naissance à un lieu dont le caractère intime évoquera celui d’une maison ou d’un appartement privé.
Investir différemment l’espace, le réaménager, sans détruire les fondations ni occulter le patrimoine de la maison tel est le parti-pris d’Alber Elbaz afin de créer une atmosphère conviviale, intimiste, rythmée de salons ou de pièces successives qui appellent le visiteur à la curiosité par un jeu subtil entre un vêtement, une paire d’escarpins, un sac du soir ou un bijou qui attirent le regard et attisent le désir.
Ouvertes sur le Faubourg, deux immenses baies vitrées encadreront une entrée imaginée tel un vestibule au sol de béton brut, facettées de rampes d’éclairage de scène. Ce petit théâtre-vitrine offrira aux passants une scénographie originale, orchestrée par Alber Elbaz et renouvelée tous les quinze jours.
Dans le prolongement, une seconde pièce présentera plusieurs variations autour du mobilier d’Armand Albert Rateau. Murs en chêne vieilli ornés de détails de moulure et d’irrégularités, petits guéridons mobiles, commodes ovales habillées de cloches en verre, étagères en acier vissé, portants inspirés de cintres à kimono, paravents et miroirs d’époque... Autant d’éléments dont la disposition sera modulable comme dans un intérieur. Cette mise en situation permettra de présenter ici des ballerines dans un tiroir, façon macarons alignés en dégradé de couleurs, là une robe ou un escarpin nonchalamment étendus sur un canapé. Quelques pas plus loin, un troisième et dernier boudoir entièrement laqué de blanc cassé, servira d’écrin aux accessoires, sacs à main et bijoux, présentés comme des pièces uniques, dans des tiroirs de commode, sous cloche de verre ou sur des présentoirs de verre modulables.
La cage d’escalier, menant au 1er étage, sera tapissée de miroirs bruts et de cadres mêlant images du patrimoine maison et de la dernière collection. Après quelques marches, une première pièce accueillera les essentiels de la collection ainsi que les chaussures. Parsemée de fauteuils, guéridons, tables bureaux, kilims délavés, paravents anciens et portants, sa disposition évoluera au fil des jours. L’ultime salon sera quant à lui réservé aux créations sur-mesure et aux achats confidentiels. Enfin, tout près de là, les cabines d’essayage à la vertigineuse hauteur sous plafond, renforceront les contrastes, quintessence de l’esprit des lieux.
Véritable espace de rencontre entre l’héritage de Jeanne Lanvin et le talent d’Alber Elbaz, alliance subtile entre classicisme et modernité, luxe et convivialité, sensibilité et efficacité, le 22 Faubourg Saint-Honoré s’établira comme le nouvel écrin de l’univers LANVIN.